LE COVID-19


LES CONFINEMENTS


LES VARIANTS


LES VACCINS


L'ORIGINE

LA DANGEROSITÉ

Curieuse menace que ce SARS-CoV-2. Le coronavirus à l’origine de la pandémie de Covid-19 qui bouleverse la planète entière depuis plus d’un an ne semble pas, à première vue, être le plus dangereux de tous.

Entre 0,5 % et 1,8 % des personnes qu’il infecte en meurent dans les pays développés, comme la France, selon de récentes estimations. Ce n’est qu’un ordre de grandeur, car ce chiffre est difficile à établir, sans compter qu’il varie d’un pays à l’autre et baisse avec l’amélioration de la prise en charge de la maladie. Mais il est clair que d’autres virus tuent une proportion bien plus élevée des personnes infectées, comme le virus Ebola, fatal à plus d’un patient sur deux.

Le Covid-19 est plus létal que la grippe saisonnière, mais moins qu’Ebola, la particularité de ce virus, c’est qu’il tue essentiellement des personnes âgées. En France, par exemple, parmi les morts du Covid-19 à l’hôpital, 6 sur 10 avaient plus de 80 ans. Les enfants et les jeunes sont presque absents de ce bilan.

Il est tentant de conclure que cette maladie ne serait pas si dangereuse et qu’elle n’exigerait pas de bouleverser nos vies à ce point. Mais c’est aller un peu vite. Car si le SARS-CoV-2 n’est pas le virus le plus létal de l’histoire, il présente l’inconvénient de se répandre assez facilement, et plutôt vite. Résultat : au 14 mars, on dénombrait plus de 100 millionsde cas confirmés de Covid-19 dans le monde. La majorité des malades s’en sont sortis, mais on déplore plus de 2,5 millions de morts. Encore aujourd’hui, la pandémie cause environ 10 000 décès par jour.

Ces données montrent que le SARS-CoV-2 n’est pas qu’un « gros rhume » ou une « grippette », comme on a parfois pu l’entendre. D’autant qu’on déplore ce lourd bilan en dépit des mesures draconiennes prises pour limiter les interactions et donc la propagation du virus. On ne saura jamais quels auraient été les dégâts en l’absence de confinements stricts au printemps 2020.

Reste un point essentiel : si 99 % des personnes infectées survivent, toutes n’en sortent pas indemnes. Rien qu’en France, des centaines de milliers de personnes ont été atteintes du Covid-19.

Certains étaient asymptomatiques, d’autres ont souffert de symptômes variés et plus ou moins sévères (fièvre, fatigue, courbatures, problèmes respiratoires ou encore troubles neurologiques ou ophtalmologiques, éruptions cutanées, diarrhées, etc.). Beaucoup ont développé des formes graves de la maladie, nécessitant une hospitalisation, voire leur admission en service de réanimation.
Passer en « réa » est une épreuve en soi, qui dure plusieurs semaines. Parmi les plus durement touchés, certains ont dû être intubés : il a fallu leur insérer une sonde profondément dans la trachée pour leur apporter l’oxygène nécessaire à leur survie. Cette intervention nécessite de placer les malades dans un coma artificiel. Quitter la réanimation n’est que le début d’un long chemin vers une éventuelle guérison. Les patients intubés, très affaiblis, doivent passer par une longue rééducation pour réapprendre à respirer, à manger normalement, à mobiliser leurs bras, leurs jambes…

Les conséquences des formes graves de Covid-19 restent complexes à mesurer. Mais les spécialistes constatent, par exemple, que de nombreux patients conservent des difficultés respiratoires des mois après leur hospitalisation. D’autres éprouvent de la fatigue ou des faiblesses musculaires.

Même parmi les malades du Covid-19 dont l’état n’a pas justifié une hospitalisation, certains continuent à observer des symptômes dans la durée : ils sont atteints d’un « Covid long ». On dispose aujourd’hui d’assez peu d’éléments pour quantifier le phénomène et savoir comment leur condition évoluera.

LA TRANSMISSION

Au printemps 2020, la lutte contre le Covid-19 a débuté par la découverte des « gestes barrières » : lavage des mains, distanciation physique… Mais la crainte de la pandémie, qui s’est répandue pendant le premier confinement, a aussi popularisé des pratiques plus controversées. Certains ont ainsi prétendu (à tort) qu’il vaudrait mieux rincer ses courses avec de la javel ou ingérer des boissons chaudes pour neutraliser le virus.

Quatre voies de transmission

Aujourd'hui, on ne sait pas encore tout sur le virus, mais l’on dispose de quelques certitudes, sur les quatre principaux modes de transmission.

LES MASQUES

Aux débuts de la pandémie de Covid-19, les connaissances dont nous disposions sur le virus n’étaient que parcellaires. Ce qui paraît évident aujourd’hui, à la lumière des connaissances accumulées, ne l’était pas toujours à l’époque. Cela étant rappelé, s’il y a bien un sujet sur lequel tout et son contraire a été dit, c’est le masque de protection faciale.

Confronté à une pénurie, notamment à cause de la destruction de ses stocks, le gouvernement a d’abord présenté le masque comme inutile pour la population générale. Quelques mois plus tard, le masque est devenu obligatoire dans les magasins, les écoles et une grande partie de l’espace public. Les masques artisanaux, en tissu, réalisés par des particuliers, ont tour à tour été proscrits, puis encouragés, puis de nouveau bannis début 2021. Alors, disposons-nous vraiment de certitudes sur cette question ?

Correctement utilisés, les masques sont efficaces

On sait aujourd’hui que le coronavirus se transmet souvent par les postillons et par les aérosols. Le masque peut réduire les risques de contagion en filtrant non seulement les fameuses gouttelettes, mais aussi les petites particules de virus, qu’il peut piéger par effet électrostatique. Il n’est pas juste un filet à virus, mais agit en partie comme un aimant.
Il faut remplir quelques conditions pour que le port du masque soit utile. D’abord, il doit être porté correctement, c’est-à-dire recouvrir non seulement la bouche, mais aussi le nez. Il faut également respecter quelques règles d’hygiène, notamment en se lavant les mains avant de manipuler son masque (uniquement par les élastiques), puis en évitant de le toucher pendant qu’on le porte. Si l’on porte un masque en tissu, il faut s’astreindre à le renouveler une fois le nombre d’utilisations conseillées atteint (en général indiqué sur les emballages).

On sait aussi que le masque réduit avant tout le risque de transmettre le coronavirus à d’autres personnes. Il n’offre pas de garanties de protection pour celui qui le porte, c’est d’ailleurs précisé sur certaines boîtes de masques chirurgicaux. Mais il atteint son plein potentiel lorsque tout le monde en porte un, correctement.

Toutefois, les masques n’empêchent pas toutes les contaminations, car le risque de transmission dépend de plusieurs facteurs extérieurs. Il augmente par exemple si le patient infecté est proche, s’il tousse, s’il crie, si le contact dure longtemps, si le lieu est clos et mal ventilé, etc. Porter un masque ne dispense pas des autres mesures de protection, ne serait-ce que parce que le virus s’attrape aussi par les mains.

Voilà pour la théorie. Sauf qu’en pratique les choses se corsent encore, ce qui peut expliquer la cacophonie sur le sujet. D’abord parce que tous les masques ne se valent pas. Ceux de confection artisanale ont eu une réelle utilité depuis le début de la pandémie, en particulier lorsqu’il était difficile de se procurer d’autres types de protection.
Mais, désormais, des masques en tissu qui répondent aux normes Afnor sont largement disponibles. Mieux vaut donc privilégier ces derniers, en particulier ceux de catégorie 1, dont la protection est estimée équivalente à celle des masques chirurgicaux. A l’inverse, d’autres types de masques, utilisés par exemple sur les chantiers, ne sont d’aucun intérêt dans la lutte contre le Covid-19.

Autre débat : où et quand porter le masque ? En intérieur, cela ne fait aucun doute, selon l’immense majorité des spécialistes. La généralisation du masque dans les lieux clos aurait ainsi fortement contribué à casser la dynamique de l’épidémie dans la durée, pour un coût finalement limité et surtout sans véritable risque pour la population. Encore aujourd’hui, une marge de progression existe, notamment lors des rassemblements familiaux.

La question du port du masque en extérieur est plus compliquée. S’il semble s’imposer lors de rassemblements, par exemple festifs, certains spécialistes considèrent qu’il n’est pas utile de l’imposer pour toute sortie dans la rue. D’autres y voient un moindre mal, qui peut se justifier par le principe de précaution, ou par la simplicité de ne pas avoir à mettre, enlever, puis remettre son masque sans cesse. Les données manquent encore, semble-t-il, pour trancher ces points.

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